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De beaux textes écrits ou partagés par des adorateurs :
Pour l'année 2012   "Vous qui voyez devant vous" (Benoît VXI)
Donne à mon coeur de Te désirer       Devenez les Marie des tabernacles abandonnes
La saison de l'Amour     Seul Jésus est beau 
  Le grain semé dans les coeurs    
Mon Dieu, Tu es mon océan     
Un laps d'éternité     La présence réelle     Aimer Dieu et son prochain
(A vos plumes si vous vous sentez inspirés !
A noter : tout est soumis à l'oeil averti de nos Pères avant d'être édité)


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Nous vous partageons ci-dessous la belle prière d’une internaute pour cette nouvelle année 2012, qui n’a pu être éditée dans son intégralité sur notre page « chaîne de prières ». Qu’elle nous inspire et nous conforte dans notre mission devant notre Seigneur au Saint-Sacrement.

"Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit,

Il n’est pas de paix sans justice : qu’un état de droit soit établi dans ce monde. Que la Justice et le droit triomphent ainsi que l’ordre moral et nos valeurs chrétiennes.

Il n’est pas de paix sans travail et sans une économie saine, aussi Seigneur rétablis le droit au travail et la libre circulation des richesses mondiales. Stimule l’entreprise.

Il n’est pas de paix sans vertus : Seigneur, toi qui par ta vie et par ta mort nous a enseigné les vertus, mets au cœur des hommes la Foi, l’Espérance et la Charité, ainsi que la Force, la Justice, la Prudence et la Tempérance.

Fais de moi, fais de nous, Seigneur des artisans de paix au service de la VIE et de l’amour, de la Beauté en nous accordant les dons de discernement, de sagesse et de force pour vivre à fond nos valeurs.

En ces temps troublés, Seigneur, donnes-nous des apôtres, des Saints et des prophètes et accomplis pour tes enfants des miracles (Rien n’est impossible à Dieu LUC. 1.37)

Marie, Mère de Dieu, Notre Dame de la Paix, Notre Dame des Victoires, que votre Grâce et votre douceur maternelle se répandent sur le monde pour une ère nouvelle dans l’histoire de l’humanité : une ère de sensibilité et de sérénité.

Par Jésus Christ et par tous les Saints d’hier et d’aujourd’hui. AMEN. 

Patricia H.



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« […] vous tous qui voyez devant vous l'infini abaissement du Fils de Dieu et la gloire infinie de la Résurrection, restez en silence et adorez votre Seigneur, notre Maître et Seigneur Jésus le Christ. Restez en silence, puis parlez et dites au monde : nous ne pouvons plus taire ce que nous savons. Allez dire au monde entier les merveilles de Dieu, présent à chaque moment de nos vies, en tout lieu de la terre. »

 Extrait de la méditation de Benoît XVI,
le 14 septembre 2008 à Lourdes,
au terme de la procession du Saint Sacrement.



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Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur de Te désirer ; en Te désirant, de Te chercher ; en Te cherchant, de Te trouver ; en Te trouvant, de T’aimer ; et en T’aimant, de racheter mes fautes ; et une fois rachetée, de ne plus les commettre.

Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur la pénitence, à mon esprit le repentir, à mes yeux la source des larmes, et à mes mains la largesse de l’aumône.

Toi qui Es mon Roi, éteins en moi les désirs de la chair, et allume le feu de Ton Amour. Toi qui Es mon Rédempteur, chasse de moi l’esprit d’orgueil, et que Ta Bienveillance m’accorde l’esprit d’humilité. Toi qui Es mon Sauveur, écarte de moi la fureur de la colère, et que Ta Bonté me concède le bouclier de la patience.

Toi qui Es mon Créateur, déracine de mon âme la rancœur pour y répandre la douceur d’esprit. Donne moi, Père Très Bon, une foi solide, une espérance assurée et une charité sans faille.

Toi qui me conduis, écarte de moi la vanité de l’âme, l’inconstance de l’esprit, l’égarement du cœur, les flatteries de la bouche, la fierté du regard.

          Ô Dieu de Miséricorde, je Te le demande par ton Fils bien-aimé, donne moi de vivre la miséricorde, l’application à la piété, la compassion avec les affligés, et le partage avec les pauvres.

Saint Anselme (1033 – 1109) Oratio X



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Devenez les Marie des tabernacles abandonnés

Permettez-moi, qui ai sollicité souvent votre charité en faveur des enfants pauvres et de tous les pauvres abandonnés, de solliciter aujourd’hui votre attention et votre coopération en faveur du plus abandonné de tous les pauvres : le Saint-Sacrement. Je vous demande une aumône d’affection pour Jésus en son Saint-Sacrement… pour l’amour de Marie Immaculée et pour l’amour de ce Cœur délaissé, je vous demande de devenir les Marie de ces tabernacles abandonnés.

Bienheureux Manuel Gonzalez Garcia (1877 – 1940) fondateur des Sœurs Missionnaires eucharistiques de Nazareth



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La saison de l'Amour

Il y avait l'hiver et son ventre infertile...

Il a suffi d'une, curieuse,  à frissonner,
Pour que germe mon âme embryonnée,
Et s'élève en plénitude son dessein résolu.

Il y eut les autres, suivantes appliquées :
Une par deux puis trois, multipliées.
Heure révolue en Adam, révélée en Jésus.

Et promesse tenue, Lumière, luminosité
Printemps, automne, été
Adoration ritournelle en heure perpétuée.

Il y avait l'hier et l'attente fébrile ?

Il y a le temps que je veux Te donner.

C.C.



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Seul Jésus est beau

Texte de Sainte Thérèse de Jésus, dites « des Andes ». Juanita Fernandez Solar naît en 1900. Se sentant appelée à une vie d’adoration et de louange, elle entre au Carmel de Los Andes (Chili) le 7 mai 1919 et prend le nom de Thérèse de Jésus. Elle meurt du typhus le 12 avril 1920. Au milieu des épreuves de sa foi a grandi en elle la certitude que « Dieu est une joie infinie ».

« Seul Jésus est beau ; Lui seul peut me réjouir. Je l’appelle, je le pleure, je le cherche en mon âme. Je désire que Jésus me broie intérieurement pour être une hostie pure où Il puisse Se reposer. Je veux être assoiffée d’amour pour que d’autres âmes possèdent cet amour. Que je meure aux créatures et à moi-même afin qu’Il vive en moi.

Y a –t-il quelque chose de bon, de beau, de vrai, que nous puissions concevoir et qui ne soit pas en Jésus ? La Sagesse pour laquelle rien n’est secret. La Puissance pour laquelle rien n’est impossible. La Vérité qui exclut absolument ce qui n’est pas. La justice qui L’a fait S’incarner pour satisfaire au pêché, au désordre de l’homme. La Providence qui toujours veille et soutient. La Miséricorde qui ne cesse jamais de pardonner. La Bonté, qui oublie les offenses de ses créatures. L’Amour qui réunit toutes les tendresses d’une mère, des frères, de l’époux, et qui, Le faisant sortir de l’abîme de Sa Grandeur, le lie étroitement à Ses Créatures. La Beauté, qui ravit…

Que peux-tu imaginer, à l’intime de l’âme, qui ne se trouve réellement, à un degré infini en cet Homme-Dieu ? Peut-être crains-tu que l’abîme de la Grandeur de Dieu et celui de ton rien ne puissent jamais s’unir ? En Lui est l’Amour. Cette Passion L’a fait S’incarner pour qu’en voyant un Homme – Dieu, on ne craigne pas de s’approcher de Lui. Cette Passion l’a fait Se convertir en pain pour pouvoir assimiler et faire disparaître notre rien en Son Etre Infini. Cette Passion lui a fait donner Sa Vie, en mourant sur la Croix. Crains-tu de t’approcher de Lui ? Regarde-le entouré d’enfants. Il les presse contre son cœur. Regarde-le au milieu de son troupeau fidèle prenant sur ses épaules la brebis infidèle. Regarde-le sur la tombe de Lazare. Ecoute ce qu’il dit à Madeleine : « Il lui est beaucoup pardonné parce qu’elle a beaucoup aimée ». Que découvres-tu dans ces lueurs de l’évangile sinon un Cœur, bon, doux, tendre, enfin le Cœur d’un Dieu ?

C’est Lui ma richesse infinie, ma béatitude, mon ciel. »



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Chant que nous partage une soeur, chrétienne palestinienne
(chanté en arabe, traduit en français)

Que le grain semé dans les coeurs
meure pour fleurir l'Amour,
Qu'en chaque rencontre,
vous trouviez le Père (en tout homme).


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Mon Dieu, Tu es mon océan

Mon Dieu ! Tu es mon océan !
Tu es l’océan de ma vie, Celui d’où elle jaillit, ma vie même et l’eau qui me ravive.
Tu es l’eau de la goutte d’eau que je suis et celle qui étanche ma soif.
Tu es le mouvement de la vague et la vague qui m’élève,
le courant qui m’entraîne à sa suite et me porte et m’enlace.
Tu es la lame de fond qui m’enfouit en elle me repose en son sein,
l’embrun qui me projette, me fracasse sur la grève, lave toutes mes souillures,
le ressac qui me garde et me ramène à Toi.

Mon Dieu, Tu es mon océan !
Tu es l’océan de lumière, au-dessus de moi, à l’intérieur de moi et tout autour de moi.
Tu es le soleil d’aurore qui m’illumine, son voile qui m’évite la brûlure.
Tu fais pleurer mes yeux et briller leur sourire.
Tu es la clarté qui me baigne et m’appelle et m’attend,
la chaleur des bras qui me bercent, de la main sur ma joue.
Tu es l’étincelle de l’Unique en chacun qui s'attise d’être cherchée, s’embrase d’être trouvée, le feu qui révélé rayonne.

 Mon Dieu ! Tu es mon océan !
Tu es mon océan d’Amour qui chérit chaque goutte minuscule de Lui,
Tu es mon Un, qui m’unifie et m’unit à Toi et aux autres gouttes, et toutes à Toi et toutes à moi.
Tu es mon amour, Celui qui me donne d’aimer, Celui qui m’aime et mon bien aimé.
Tu es l’époux, Tu es les noces,
Celui que je désire et mon désir qui ne s’éteint jamais, mon manque préféré et Celui qui le comble.
Tu es ma joie, ma paix et mon acceptation de les recevoir,
mon Bonheur qui fait mon bonheur et Son propre bonheur de moi.
Tu es Celui qui me donne Tout et me donne toute à tous.

Tu es mon présent mon cadeau permanent mon éternité.

 Ô Mon Dieu, Tu es mon océan !
Tu es mon océan de Vie de Lumière et d’Amour pour l’éternité.
Reçois tout mon petit amour et Celui que Tu me donnes, que Tu me donnes de Te donner, tout entier.

T. P.V.



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Un laps d'éternité

A l'heure dite, j'entre par la porte dérobée.
Salut à Marie - ah tiens... plus d'eau bénite.
Puis salut devant l'autel, notant que c'est un monsieur que je vais relayer.
Il se recueille à la place que j'occupe habituellement ; je m'agenouille donc au hasard, de l'autre côté de la petite allée devant le st Sacrement.

L'angle de vue diffère laissant redécouvrir l'espace béni dans de nouveaux détails.
Attendre qu'il soit parti pour mieux arriver à mon rendez-vous.
La cloche sonne ses huit coups - plus un.

Doux Seigneur, enfin seuls...

Neuf heures ne sonnent pas.
Neuf heures passées d'un premier quart.

L'église cesse donc de battre son choeur à huit heures, la cloche fait silence et le petit village du Mourillon bruisse puis braille une de ses soirées de rues d'été.
Personne ne vient. Mon relai aura oublié.
Il faut prévenir le fermeur.
Je me retourne, compte ces lampes de part et d'autre, vaillantes veilleuses, de soyeuse compagnie dans le noir, dans sa nuit.

Mon coeur ouvert lève son regard qui caresse lentement les voûtes, approche la joie paisible et frémissante des vitraux, leurs trouées miel et ciel...
S'éteint comme on remercie leur discrète compagnie, arpentant ce tour de ma paroisse tellement autre, passé le coucher. Chacun devrait une fois, au moins, faire l'expérience d'adorer de nuit.

Les ténèbres alentour me rapprochent de l'autel et je m'assieds sur ses marches, au plus près de Lui.
Ici une étole un peu rêche, oubliée.

En cet instant elle devient bien un peu  sacrée.
Quittant son tissu, mes mains s'attardent sur le frais du carrelage usé par les sandales, aussi quelques genoux, de religieuses et vierges consacrées, de frères et de prêtres.
Les irrégularités sont jolies et ce n'est pas les abîmer que de glisser là mes paumes, comme l'on prie de son sens du toucher.

'Jésus, j'ai confiance en Toi'.
Juste ce souffle lequel, au lieu de s'abandonner, a résonné.
Ça incise l'âme de joie, un tête à tête avec Jésus. Et ce sentiment, malicieux, fait s'enhardir et vibrer mon chant pour mon Seigneur bien aimé.

'Pardon...' sera-ce bien assez ?
Merci de tenir mon audace entre Tes mains percées d'où s'écoulent toutes mes meurtrissures, pardonnées.


Le fermeur est là. Il arrive déjà.

C.C.


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Sonnet

La présence réelle 


Quand je suis devant toi, doux Jésus, divin Maître,

En l’hostie exposée en Très Saint-Sacrement,

Je suis l’un des bergers, silencieusement

Dans la grotte admirant l’enfant qui vient de naître.

 

J’assiste dans le Temple à titre de Grand Prêtre

A tes brillants propos de garçonnet savant.

Je suis sur le Jourdain quand dans le firmament

Je vois le Saint-Esprit en colombe apparaître.

 

Et je peux témoigner qu’aux noces de Cana

L’eau fut changée en vin par ta grâce. Hosanna !

Tu nous dis que le pain est ton corps à la cène,

 

Que le vin est ton sang. Que la coupe fut pleine

Quand tu mourus en croix ! Mais tu ressuscitas

Et la Vie en la paix, l’amour nous apportas !

 

A Toulon, le 7 mai 2010

André Caron

 composé à l’occasion d’un buffet d’amitié
organisé entre les adorateurs du Très Saint-Sacrement


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Très beau texte partagé par une paroissienne, après notre dernier barbecue.

Aimer Dieu et son prochain

Plus on est uni au prochain, plus on est uni à Dieu. Pour que vous compreniez le sens de cette parole, je vais vous donner une image tirée des Pères : Supposez un cercle tracé sur la terre, c'est-à-dire une ligne tirée en rond avec un compas, et un centre. On appelle précisément centre le milieu du cercle. Appliquez votre esprit à ce que je vous dis. Imaginez que ce cercle c'est le monde, le centre Dieu, et les rayons les différentes voies ou manières de vivre des hommes. Quand les saints, désirant approcher de Dieu, marchent vers le milieu du cercle, dans la mesure où ils pénètrent à l'intérieur, ils se rapprochent les uns des autres en même temps que de Dieu. Plus ils s'approchent de Dieu, plus ils se rapprochent les uns des autres ; et plus ils se rapprochent les uns des autres, plus ils s'approchent de Dieu.

Et vous comprenez qu'il en est de même en sens inverse, quand on se détourne de Dieu pour se retirer vers l'extérieur : il est évident alors que, plus on s'éloigne de Dieu, plus on s'éloigne les uns des autres, et que plus on s'éloigne les uns des autres, plus on s'éloigne aussi de Dieu.

Telle est la nature de la charité. Dans la mesure où nous sommes à l'extérieur et que nous n'aimons pas Dieu, dans la même mesure nous avons chacun de l'éloignement à l'égard du prochain. Mais si nous aimons Dieu, autant nous approchons de Dieu par la charité pour lui, autant nous communions à la charité du prochain ; et autant nous sommes unis au prochain, autant nous le sommes à Dieu. 

Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine /
Instructions, VI, 76-78 (trad. SC 92,  p. 281-287)




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